Manger végétalien Santé et Bien-Être

3 astuces pour dépasser son addiction au fromage animal

Quel végétarien ou omnivore, en rencontrant un végétalien, n’a pas déclaré une fois “le fromage, je pourrais jamais m’en passer”? On le sait, dans notre coin du monde, le fromage est un aliment roi:  rien qu’en Suisse, la consommation par habitant de fromage animal durant l’année 2014 était de 21,37 kilos 1!

Habitude, tradition et facilité d’ingestion – on achète, on déballe, on mange – expliquent son succès. Mais peut-être une autre raison se cache dans notre “addiction” générale au fromage.

1. Réaliser qu’on est peut-être accro

Une étude publiée début 2015, réalisée à partir des comportements alimentaires de 500 étudiants, a cherché à définir quels aliments nous rendent le plus addictifs. En effet, l’ingestion d’un certain nombre d’aliments active le “circuit de la récompense” et entraîne une libération de dopamine contrôlée.

La dopamine est une molécule libérée par notre cerveau lors d’expériences que celui-ci associe au plaisir (amour, plaisir sexuel, par exemple). Elle peut être activée et augmentée artificiellement par la consommation de drogues.

En prenant en compte ce “circuit de récompense”, le fromage, le chocolat, la pizza (avec sa grosse couche de fromage) et les frites sont indiqués comme les plus addictifs, selon cette étude.

Ce n’est pas un hasard si l’industrie agro-alimentaire a détourné ce comportement pour produire des aliments transformés les plus gras et les plus sucrés possibles.

Mais revenons au fromage. Les auteurs de l’étude ont mis en avant une hypothèse: la caséine, une protéine contenue en grande quantité dans le fromage, libérerait, une fois digérée, de la casomorphine, qui activerait les récepteurs du cerveau liés à la dépendance. Affaire à suivre…

2. Connaitre l’impact négatif du fromage sur l’environnement

On sait aujourd’hui que la consommation de chair animale est responsable de nombreux dégâts sur notre planète, sur tous les continents. Pollution de l’eau et des terres, émissions de gaz à effets de serre plus élevées que tous les moyens de transports mondiaux réunis, gaspillage d’eau, déforestation… Mais saviez-vous que le fromage n’est pas moins innocent? Il faut par exemple utiliser plus d’eau pour produire 1 kilo de fromage qu’1 kilo de chair de cochon ou de poule. Et en terme d’équivalent CO2, ce n’est pas mieux.

Tableau issu de WaterFootPrint.org
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Tableau issu de ASSO-PEA.CH

Il est urgent aujourd’hui de réduire au maximum notre consommation de produits animaux, ne serait-ce que pour cette raison: notre  seul et unique environnement se dégrade à vitesse grand V, en grande partie à cause de notre manière de manger.

En savoir plus sur le site Viande-Info

3. le plus important pour la fin: augmenter sa compassion envers les animaux

Rappelons que le lait est un liquide fabriqué par le corps d’une femelle mammifère pour nourrir son bébé, et le faire grandir rapidement avec l’aliment qui lui convient le mieux. Une fois que le bébé a grandi, il n’a plus besoin du lait et passe à une autre alimentation. La mère cesse naturellement de produire ce liquide une fois cette étape atteinte.

Comme l’humain a décidé de consommer du lait (et ses produits dérivés) en étant bébé, enfant et adulte, et qu’il a décidé arbitrairement que la source ne viendrait pas de notre propre espèce, mais des autres, il fait donc inséminer artificiellement des femelles non-humaines confinées pour qu’elles donnent naissance à des veaux, des agneaux, des cabris. Les vaches, par exemple, sont généralement inséminées artificiellement tous les dix mois jusqu’à leur abattage.

Une fois les petits mis au monde, la traite, aujourd’hui largement robotisée, prend le relais et récolte le lait de ces mères. Et qu’advient-il des animaux à peine nés? Ils partent à l’abattoir au bout de quelques mois s’ils sont de sexe masculin, et s’ils naissent femelle, ils subissent généralement le même traitement que leur mère, jusqu’à leur mort, raccourcie quand leur baisse de production de lait se fait sentir.

En savoir plus avec la campagne ″La vache qui pleure″

Cet aliment, que l’on avale en quelques secondes, vaut-il la souffrance de tous ces animaux?

Moralement, devons-nous accepter cette instrumentalisation systématique des animaux, sans sourciller? Les animaux ressentent pourtant une large palette d’émotions, également de la souffrance psychique et physique, et veulent vivre le plus longtemps possible, avec leurs intérêts propres. Nous le savons bien lorsque nous fréquentons régulièrement des chats, des chiens, des oiseaux,… il en va de même pour tous les autres animaux non-humains.

Nous savons aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire de consommer des produits laitiers issus d’autres animaux pour être en bonne santé. Nous n’avons pas non plus à sacrifier notre gourmandise car de nombreuses alternatives existent en version végétale: yogourts, crèmes, laits, fromages; à base de noix, de céréales, de légumineuses, de pommes de terre…

On en trouve au supermarché, en ligne, en épicerie bio, et on peut facilement en faire soi-même: il existe même des livres de recettes de fromages végétaux, c’est dire 😉

Lire: Du fromage fondant et vegan à la patate? La recette facile et multi-usage!

Le “Bleu de bleu” de la Crémerie Végane à Genève.
Les fromages végétaux de Gourvegi - Crédit photo: twitter.com/NewInZurich
Les fromages végétaux de Gourvegi – Crédit photo: twitter.com/NewInZurich

Augmentons aujourd’hui notre compassion envers tous les animaux.

Lire: Bientôt une crémerie végane à Genève


1.Communiqué de presse Swissmilk mars 2015

 

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Mlle L

Grande curieuse, amoureuse en cuisine, baroudeuse à petit budget. Créatrice de VeggieRomandie.ch – Organise des sessions de dessin Draw&Drink

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