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Cette entreprise veut imprimer du cuir sans faire du mal aux animaux

Modern Meadow s’est faite connaître en 2011 en clamant son intention de fabriquer artificiellement des steaks grâce à l’impression 3D. La nouvelle orientation de cette start-up est d’imprimer du cuir, sans faire de mal aux animaux. Elle a réussit à lever 10 millions de dollars auprès d’un milliardaire pour réaliser ce produit.

Du cuir de la boîte de Pétri

Ce projet de bioprinting – l’impression de tissus vivants – séduit les investisseurs, mais aussi les défenseurs de la cause animale, car le procédé employé ne nécessite pas d’abattage ou de prélèvement de peau tannée sur un animal mort. Un échantillon d’un fragment de tissu vivant suffit; les cellules sont ensuite cultivées in-vitro en laboratoire, puis finalement imprimées en 3D.

Andras Forgacs, fondateur de Modern Meadow parle de l’impression biologique dans cette vidéo TEDx:


Présentement, Modern Meadow produit 30×30 cm de cuir en un mois. Mais le procédé n’est pas encore abouti et aucun prix d’achat n’est encore formulé.

En comparaison avec deux à trois ans pour reproduire artificiellement, nourrir, faire grandir, abattre, dépouiller un animal puis tanner sa peau. Ceci sans compter les conséquences de la pollution des nappes phréatiques ainsi que de la contamination des humains et animaux non-humains à proximité des tanneries.

Sur le papier, cela semble effectivement comme une bien meilleure alternative à la situation actuelle dévastatrice pour l’environnement et cruelle envers les animaux et les ouvriers des tanneries.

Une manière de faire raisonnable?

La start-up new-yorkaise insiste largement sur son respect de l’environnement et se présente comme une alternative crédible et éthique.

Site internet de Modern Meadow
Site internet de Modern Meadow

En Suisse, ce nouveau cuir serait une alternative pour beaucoup.
Raphaël Neuburger de la Société Suisse Végane (article 20 Minuten, en allemand).

Il estime que près de 80’000 personnes végétaliennes vivent en Suisse.

«Beaucoup renoncent également à porter des vêtements contenant des produits d’origine animale», précise Neuburger.

Reste néanmoins à vérifier comment les biopsies de tissus vivants seront réalisées, à quel rythme et combien de prélèvements les laboratoires auront besoin pour répondre à une demande élevée de cuir.

Nous pouvons partir du principe qu’un animal vivant sera donc toujours régulièrement « utilisé ». Pourquoi le faire, alors que d’autres alternatives sont proposées à l’heure actuelle, comme le cuir de fruits ou le Piñatex (cuir d’ananas)?

Quelles conséquences auront la consommation de « viande et cuir in-vitro » sur le chemin de l’éthique animale et de l’anti-spécisme?

Qu’en pensez-vous? Mangeriez-vous du steak de laboratoire ou porteriez-vous du cuir bio-imprimé?

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2 thoughts on “Cette entreprise veut imprimer du cuir sans faire du mal aux animaux”

    1. Je suis d’accord avec Argringo, il faut arrêter l’exploitation des animaux, qu’il y ait de la souffrance ou non, ce n’est pas la question… les autres animaux ont leurs propres intérêts et d’autres ambitions que d’être utilisé par l’animal humain.

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