Chronique animale Chroniques

[Chronique animale] Découvre le loup, …mais à crinière, s‘il-te-plaît !

Le loup, c’est un peu mon animal spirituel: solitaire mais attaché à son groupe, joueur mais féroce, doux mais robuste. C’est ce qui m’a donné envie de parler de cet animal en particulier.

Il nourrit des mythes depuis des millénaires. Quand on pense au loup, on pense à l’espèce la plus commune (elle aussi menacée… je vous laisse deviner pourquoi et par qui). Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter une autre espèce, peu connue, mais pas moins belle: le loup à crinière.

Crédit photo : kordouane.centerblog.net

Ce loup est une espèce omnivore de la famille des canidés – comme ses conjoints – mais originaire cette fois de l’Amérique du Sud (régions sud, sud-est et centre-ouest du Brésil, Paraguay, nord de l’Argentine, Bolivie). À première vue, il ressemble davantage à un grand renard, mais il s’agit bel et bien d’un loup, cependant distinct de toutes les autres espèces de canidés. En fait, il forme sa propre espèce dont son plus proche parent est le chien des buissons.

Son nom est dû à la longue toison noire qui longe le haut de son corps. Petit, sa fourrure est entièrement noire, puis deviendra rousse à l’âge adulte hormis ses chaussettes noires aux pattes et à la crinière.

Le loup à crinière est une espèce en déclin, avec seulement 17 000 adultes peuplant toute l’Amérique du Sud. Il faut également savoir que 90% de son territoire se trouve au Brésil, où la déforestation a eut un grand impact sur sa population.

Crédit photo : Guilhem de Lepinay

Son environnement

Ses longues pattes toutes fines en font le plus grand canidé au monde (70 à 90 cm au garrot). Elles lui permettent de bien évoluer dans son milieu naturel appelé « le cerrado » essentiellement constitué de hautes herbes, prairies et forêts broussailleuses.

Cerrado – Crédit photo : Vitor 1234 via Wikimedia Commons

Malgré l’apparence élancée, ce n’est pas un coureur rapide. En revanche, ses grandes oreilles lui permettent de détecter les petites proies dont il se nourrit.

Son alimentation

Étonnant, mais vrai, ses repas sont composés d’environ 50 % de fruits. Son plat préféré est la “pomme du loup » ou « fruit du loup » à qui il a donné son nom, et qui constitue 50% de son alimentation. Ses déjections servent à en semer les graines et à nourrir les insectes. Aussi, il joue un rôle essentiel dans l’écosystème. 

La pomme ”patte de loup”

Il complète cela avec des petits rongeurs, des insectes ou des oiseaux. Le loup à crinière est omnivore et se révèle être un chasseur opportuniste, s’attaquant à des proies allant des petits vertébrés jusqu’au paca, un rongeur. Ses proies les plus habituelles sont les lapins, les petits rongeurs, les oiseaux et les tatous, et plus rarement des reptiles, des insectes voire des poissons.

Son comportement social

Ils ne forment pas de meute mais vivent en couple, sur un territoire de 30 km2. Les femelles ont une portée par an, entre juin et septembre. Les loups à crinière s’installent dans des terriers aménagés sous un couvert suffisant. On ignore le rôle des mâles dans l’éducation des jeunes chez les individus vivant en liberté, mais en captivité, on a remarqué qu’ils les nourrissaient par régurgitation. Sa longévité reste inconnue dans la nature. En captivité, elle a été enregistrée entre 12 et 15 ans. 

Une étude publiée en 2012 a montré que de même que pour quelques espèces proches, le loup à crinière bio-accumule des métaux lourds toxiques (plomb notamment, facteur de saturnisme animal), en quantité préoccupante.

Et toi, connaissais-tu cet animal ?

Image d’illustration: Matt Tillett

Tu apprécies nos articles, recettes, astuces.. ?
Soutiens notre webzine indépendant avec un pourboire 🙂
Nous soutenir en cliquant ici

Commente cet article

A propos de l'auteur-e

Céli
Céli
Passionnée et engagée, aime le yoga, la nature, la cuisine et les voyages. Aime aussi [beaucoup] les carottes, le hummus et les bananes et participe donc fortement au stéréotype du vegan, avec fierté.