Antispécisme Santé et Bien-Être

De la télé à twitter : j’imposerai le véganisme à tes enfants là où la publicité imposait le carnisme à mes parents

« Le poisson qui étouffe sur la berge remue plus que celui qui est dans l’eau. » ―Caius Camillus (Kaamelott)

En août dernier, Elvira Savino, députée Italienne, proposait de punir les parents qui imposaient à leurs enfants « un régime alimentaire déficient en éléments essentiels pour une croissance saine ». Ce projet de loi fait suite à l’hospitalisation pour malnutrition de quatre enfants italiens “soumis” au régime végane. Le régime végétalien et ses hypothétiques carences sont clairement accusés par la politique. Selon elle, les enfants véganes seraient carencés en fer, vitamine B12, calcium, zinc, etc.

Sur son site, on apprend qu’Elvira Savino est diplômée en politique économique et en relations publiques européennes, rien qui ne lui confère la moindre légitimité en ce qui concerne les carences d’un régime alimentaire. Moi non plus me diriez vous, c’est pourquoi j’aimerais que ceux qui n’ont pas l’expertise nécessaire s’en tienne tous à la position officielle de l’Association Américaine de Diététique (qui réunit 70 000 membres diététiciens et nutritionnistes), qui est la référence internationale dans le domaine de la recherche fondamentale en nutrition.

Il ne s’agit pas d’UNE étude, mais d’une lecture et relecture quasi annuelle et systématique de la littérature scientifique internationale utilisant un processus d’analyse des preuves à partir d’une banque de données régulièrement mise à jour.

Voici la dernière version à ce jour :

Les alimentations végétariennes (y compris végétaliennes) bien conçues sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies, […] sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs.

Bien entendu, il y a le « bien conçu» qui fait toute la différence. Mais c’est valable pour tous les régimes alimentaires.

La malnutrition de ces enfants véganes n’est aucunement imputable au véganisme. De plus, même si la comparaison n’est pas intéressante scientifiquement, il est quand même utile de comparer ces quatre enfants véganes aux chiffres cités lors du colloque «Nutrition et précarité», organisé par la ville de Brest le 6 décembre 2007 : rien qu’en France, entre 3,7 millions et 7,1 millions de personnes souffriraient de malnutrition.

Dans la plupart des cas, c’est la précarité qui est en cause. J’ose extrapoler que la situation est comparable en Italie, ainsi j’estime que s’il y a bien des problèmes de malnutrition à régler dans les sociétés occidentales, ce n’est pas une loi qui concerne 4 nouveaux nés qui fera la différence mais plutôt une vaste réforme du système économique qui, elle, sauverait plusieurs millions de citoyens…

Pour résumer, prétendre que le régime végétalien est dangereux pour la santé, c’est avoir un retard de trente à cinquante ans sur les connaissances scientifiques. C’est dire à Galilée que le soleil tourne autour de la terre.

Vérité scientifique rétablie, oublions la nutrition et revenons sur le terrain politique, car oui, le véganisme est un projet politique. Et aujourd’hui, l’abolition de la viande est un objectif plus que crédible.

Le projet de loi de Elvira Savino est un symptôme de cette crédibilité et je ne cite pas Galilée pour rien. Sans comparer la démarche du gouvernement italien actuel aux procès pour hérésie que certains savants ont subi par l’Inquisition, la réaction est là; lorsqu’on cherche à légalement faire perdre du terrain à une idée, c’est qu’elle a socialement suffisamment pris de terrain pour inquiéter les pouvoirs en place.

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Popularité du terme « vegan » dans les recherches Google France

Vous comprenez mieux le titre de ce paragraphe ? Le carnisme, longtemps intouchable et confortable est désormais hors de l’eau. Et c’est lorsqu’on se sent faiblir qu’on fait le plus de bruit. « Le poisson qui étouffe sur la berge remue plus que celui qui est dans l’eau. »

D’une manière ou d’une autre, il faut désormais composer avec le refus politique de la viande.

Depuis quelques temps, le véganisme se répand comme un virus et son prosélytisme commence sérieusement à gêner les lobbyistes de l’agro-alimentaire. Il y a deux réponses face à ce “fléau”.

Chez Herta, première marque en France en charcuterie et jambon, on se met à produire des offres végétariennes pour récupérer une partie de la clientèle perdue.

Puisque l’achat de ces produits finance indirectement leur production de viande et leurs abattoirs, ces produits ne remportent pas un franc succès auprès des véganes.

Ils sont cependant successibles d’intéresser des personnes en transition, des flexitariens ou des carnistes curieux. Il n’empêche, en France, même la première marque de charcuterie ressent la pression économique du boycott des produits issus de l’exploitation animale. D’une manière ou d’une autre, il faut désormais composer avec le refus politique de la viande.

Offre végétale de la marque Herta proposée cette année
Offre végétale de la marque Herta proposée cette année

Chez Aoste par contre, on a misé sur la publicité végéphobe. On se dit que, quitte à perdre des sous à cause des VG (végétariens, végétaliens, véganes), autant s’en débarrasser définitivement et réunir les consommateurs carnistes autour d’un ennemi commun. On dépeint alors le végétarien comme un hippie bouffeur de salade. Rien de très innovant.

Bien sûr, la marque a depuis présenté des excuses officielles, se dissimulant derrière le voile de l’humour comme à chaque fois qu’on veut se montrer intolérant sans se l’avouer et qu’on se fait prendre en flagrant délit.

Humour ou pas, il reste un message dans cette scène qui est loin d’être marginal. C’est la nature de la protestation de l’enfant : « Personne ne m’a demandé si je voulais être végétarien ».

Derrière l’humour, il ressort l’idée répandue que les enfants seraient végétariens de force…

Excuses officielles sur le compte twitter de la marque.
Excuses officielles sur le compte twitter de la marque.

Son régime alimentaire végétarien est imposé alors que son envie de jambon, elle, serait naturelle et désirée. D’ailleurs, dans le dernier plan, il en pleure de plaisir tellement c’est bon…

Et c’est bien là ce qui me chagrine et qui est en lien avec ce récent projet de loi. Le choix politique du refus de la viande serait forcément imposé tandis que le désir quasi sexuel de la viande est aujourd’hui considéré comme naturel, acquis.

C’est un façon fréquente de décrédibiliser les véganes. Le véganisme serait une religion, une secte. Les véganes ne savent pas ce qu’ils veulent, on les a manipulés, on leur a lavé le cerveau.

Bref, le véganisme leur a été imposé. Et ils veulent aujourd’hui l’imposer à toute la société (en commençant par leurs enfants) car ils sont intolérants et extrémistes dans leur pensée.

A partir de quel âge sait-on si on est végane ou carniste ?

Premièrement, rien que par la structure même du foyer familial, les parents imposent ce qu’ils sont. On impose à son enfant sa nationalité, on impose sa ville de résidence, on impose sa tenue vestimentaire, on impose sa langue, on impose même son niveau de langue et sa culture générale, on impose sa classe sociale et on impose sa religion (et les régimes alimentaires ou tenues vestimentaires qui vont avec).

Dès la naissance, l’enfant arrive avec un certain nombre de paramètres sociaux contre lesquels il ne peut pas grand chose et contre lesquels il n’arrivera probablement pas à se détacher même en grandissant.

Très peu de fils d’ouvriers finissent à Polytechnique, et très peu de fils de Polytechniciens se retrouvent au travail à la chaîne. Partout, on observe des ‘‘fils de”. Est-ce que le fils du boulanger qui a repris l’affaire de son père voulait être boulanger ? Est-ce que le fils de cadre qui a fait des études d’ingénieur pour faire plaisir à papa maman voulait être ingénieur ? Est-ce qu’on choisit vraiment qui on est ? Est-ce qu’on choisit d’aimer les carottes ? Est-ce qu’on choisit d’aimer la musique ou d’être cinéphile ? Est-ce qu’on choisit d’être intellectuel ou sportif, littéraire ou scientifique ? Est-ce qu’on choisit d’être plutôt rap ou plutôt rock ? Est-ce qu’on choisit son orientation sexuelle ? Est-ce qu’on choisit son genre ?

Est-ce qu’on choisit ce que l’on considère comme bien ou mal ?

Où s’arrête le poids de l’éducation et de la société, où commence le libre arbitre ? A partir de quel age sait-on si on est croyant ou athée, à partir de quel age sait-on si on est végane ou carniste ?

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière d’éduquer un enfant, trop de paramètres entrent en considération. Mais si le parent sait ce qu’il fait, pourquoi ne pourrait-il pas imposer des choses à son enfant (en plus de tous les paramètres contre lesquels il ne peut pas grand chose)?

On interdit des tas de choses à un enfant, et on le force à faire des tas de choses. L’école, les devoirs, les repas de famille, ranger sa chambre, finir son assiette, ne pas avoir de dessert. Ne pas sortir trop tard, ne pas jouer à la console trop longtemps.

C’est la définition même d’éduquer un enfant. On ne transmet pas que son patrimoine génétique ou financier, on transmet aussi ses valeurs, ses expériences, ses idées, ses préjugés, son éthique.

Analyse personnelle des facteurs de réussite dans la vie mise en perspective avec les "paramètres initiaux" de la naissance
Analyse personnelle des facteurs de réussite dans la vie mise en perspective avec les « paramètres initiaux » de la naissance

Si en tant que parent, j’estime que le racisme est quelque chose d’immoral, je ferai en sorte que mon enfant ne pratique ni ne subisse jamais ce type d’oppression. Je n’y arriverai sans doute pas toujours, mais on trouverait cette démarche parfaitement légitime.

Et bien, si en tant que parent, j’estime que le spécisme et l’exploitation d’un être sentient sont quelque chose d’immoral, je ferai en sorte que mon enfant ne pratique ni ne subisse jamais ce type d’oppression.

Et ceci passe par le boycott des produits issus de l’exploitation animale. Mon enfant adoptera peut-être un autre mode de vie une fois adulte, mais il n’y a strictement aucune raison valable de trouver la démarche d’un parent végane illégitime, même si on est pas d’accord politiquement avec le véganisme.

Dans une moindre mesure, on a souvent tendance à se regrouper avec des gens qui partagent notre point de vue. Et si on est sensible à une cause, on a toujours cette envie de sensibiliser ses amis à cette cause.

Le véganisme n’est pas une lutte individuelle et un boycott ne fonctionne pas seul. Une revendication de projet de société passe forcément par la vulgarisation et une certaine forme d’imposition des idées. C’est une lutte, ça ne se fait pas avec des bisous.

Mais au final, les véganes actuels sont quasi tous nés carnistes. Et est-ce qu’on leur a demandé enfants, s’ils voulaient être carnistes ? Si je tend une pomme et un lapin à une gamine de trois ans, que fait-elle spontanément ? Elle tue le lapin et joue avec la pomme ?

Qui impose quoi et à qui ?

Cette histoire de parents qui imposeraient le véganisme à leurs enfants s’inscrit dans une critique plus large du véganisme. Les véganes seraient sectaires et prosélytes. Les véganes seraient violents. Les véganes seraient extrémistes et intolérants. Les véganes seraient des manipulateurs. Les véganes se croiraient meilleurs que les autres.

On les compare souvent aux SJW (Social Justice Warriors).

Premièrement, pour clarifier les choses j’aimerais proposer une définition du véganisme en parallèle à celle du carnisme.

Trop souvent, les non-véganes se définissent comme omnivores. Ce qui est imprécis. Certes, les non-véganes sont théoriquement omnivores, mais pas plus que les véganes. (A noter que certains anthropologues estiment même que l’anatomie humaine est herbivore, beaucoup d’herbivores ont des canines, parfois plus grosses que les nôtres. Pour Darwin, par exemple : « La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale. »)

L’omnivorisme ne qualifie pas un régime alimentaire mais un système digestif. Je suis végane mais j’ai exactement le même système digestif que n’importe quel autre humain non-végane.

Parfois, les non-véganes se définissent comme carnivores, ce qui est anatomiquement faux. Aucun élément ne peut permettre de prétendre qu’homo sapiens serait une espèce carnivore.

La différence entre un végane et un non-végane n’est donc pas anatomique. Elle est purement politique. C’est pourquoi les véganes ont popularisé le terme : “carniste”.

Le carnisme, c’est l’idée qu’il est éthique d’exploiter certains être sentients non humains dans le but d’obtenir des ressources, au profit quasi systématique d’humains. L’exploitation peut, ou pas, être accompagnée de maltraitances mais la plupart des carnistes sont, sur le papier, contre la maltraitance animale (même si, en pratique, ils la financent par leurs achats).

Le carnisme est dans notre société occidentale renforcée par le spécisme qui hiérarchise les espèces. Non seulement l’espèce humaine est, bien entendu, au dessus des autres (ce qui légitime l’anthropocentrisme et l’humanisme) mais parmi les espèces non-humaines, on va aussi distinguer les animaux de compagnie (qui ont quasiment le statut d’enfants humains), les animaux de ferme (marchandise sans âme dont la date de mort est proclamée dès la naissance) et les animaux sauvages.

Lire: Le spécisme, qu’est-ce que c’est?

Ces différents statuts sont reconnus par la loi (le spécisme est institutionnalisé) et là où le meurtre d’un chat est (sur le papier) illégal, ce n’est pas le cas pour un animale d’élevage.

Création de Pawel Kuczynski.
Illustration du spécisme. Création de Pawel Kuczynski.

Le véganisme, c’est le fait d’exercer une pression économique (un boycott) sur ce système carniste de manière à réduire, et à terme supprimer, l’exploitation des êtres sentients non humains par les humains.

Du coup, quelle idée (carnisme ou véganisme) est imposée à qui ?

Le carnisme qui est imposé à des milliards d’êtres sentients, de poules, de vaches, de lapins, de renards, de poissons, et autres individus non humains qui sont pêchés, abattus, inséminés artificiellement (violés), dépecés, électrocutés, gazés, dans la plus totale indifférence.

Et cette violence là ne peut pas être comparée au flot d’insultes malheureuses que débitent certains gourous véganes radicaux souvent américains sur les réseaux sociaux (comme Gary Yourofsky qui m’insupporte au plus au point avec son histoire de viol punitif) et qui sont malheureusement souvent la première image qu’on a du véganisme.

Certes, être insulté est extrêmement désagréable et injustifié, mais la blessure de votre ego ne peut pas être légitimement comparé à cette souffrance animale.

Le véganisme radical dérange, le carnisme même léger, tue.

Se plaindre d’un véganisme extrême est donc parfaitement indécent car il y a un gouffre entre la violence utilisée pour dénoncer et la violence dénoncée (ce serait aussi indécent que de condamner à la prion un SDF essayant de se procurer un peu de nourriture, oh wait…).

Mais comme si cela ne suffisait pas, on impose aussi le carnisme aux consommateurs humains.

L’autre soir j’ai regardé la télévision. Oh ça faisait longtemps et ça ne m’avait pas manqué. Mais j’étais fatigué, je ne savais pas quoi faire, et TF1 diffusait Harry Potter. Je me suis dit pourquoi pas.

J’avais oublié que le film allait être charcuté trois ou quatre fois de spots publicitaires et qu’une pub sur deux concernerait un produit issu de l’exploitation animale.

Hasard du calendrier, à l’occasion des trente ans de Charal, la marque rediffusait des vieux spots publicitaires que plus personne n’oserait faire aujourd’hui (à part Aoste).

Puisque la subtilité n’existait pas encore il y a une génération et qu’à l’époque on pouvait promouvoir Zelda par : “Will you get the girl or play like one ?” et les voitures par : « Il a l’argent, il a le pouvoir, il a une Audi, il aura la femme », vous vous doutez bien que j’ai adoré revoir les « hmm Charal » qui ont bercé mon carniste enfance (car oui, à l’époque mon plat préféré était le steak tartare).

Ces publicité Charal étaient à l’intersection du sexisme et du spécisme. Dans un des spots, une femme sort de lit en hurlant de douleur car son tendre amant l’a mordue (à cause de sa faim de viande). Le désir de viande est sexualisé.

Aujourd’hui, on dit d’une femme qui correspond aux critères de beauté télévisuels qu’elle est bonne. Elle est bonne par analogie au plaisir gustatif. Cette sexualisation permet de naturaliser ce désir. Avoir un fort appétit sexuel pour un homme devient quelque chose d’acquis, de spontanée, de naturel. La viande est une nourriture de mâle (“je mange pas de légumes je suis un bonhomme”).

Remettre en question ce désir, c’est remettre en question sa virilité. Dans l’imaginaire collectif, les véganes sont des femmes ou des hommes maigres et fragiles, aux cheveux longs, bref, des hippies, des marginaux…

Extrait d'un spot Charal : L'homme blanc rattrape le guépard. On compare l'achat (et l'élevage) artificiel et confortable du consommateur occidental à un acte de prédation naturel.
Extrait d’un spot Charal : L’homme blanc rattrape le guépard. On compare l’achat (et l’élevage) artificiel et confortable du consommateur occidental à un acte de prédation naturel.

Et c’est bien là la conclusion vers laquelle je voudrais arriver. Madame la débutée, souvenez vous qu’aujourd’hui, nous ne vivons pas dans un monde où on torture les enfants pour les forcer à devenir végane.

On vit dans un monde où la plupart des gens sont carnistes parce que leurs parents leur ont imposé ce mode de vie, parce qu’enfants ils étaient inondés de messages publicitaires, de cours et de dessins animés spéciste, dans un monde où quasiment tous les véganes sont né.é.es carnistes et ont changé de mode de vie après une remise en question alors que quasiment tous les carnistes le sont par défaut, depuis la naissance.

La femme est un morceau de viande : interconnexion entre sexisme et spécisme
La femme est un morceau de viande : interconnexion entre sexisme et spécisme

Le carnisme est vicieux, il s’insère en nous dès notre plus jeune âge. Et même si une fois adulte, on se rend bien compte qu’il y a un problème, il est souvent déjà trop tard. Rien n’est plus collant qu’une habitude. Surtout une habitude qui dure depuis milliers d’années.

Combien me disent, “mais on a toujours fait comme ça, pourquoi changer maintenant ?”. Et combien de personnes pensent, encore une fois adultes, que les protéines se trouvent dans la viande et le calcium dans le lait ?

Regardez cette pyramide alimentaire officielle, enseignée aux enfants à l’école.

Pyramide alimentaire officielle française
Pyramide alimentaire officielle française apprise à l’école

Quasiment chaque ligne est fausse. Elle n’est basée sur aucune étude de référence et n’est qu’une accumulation de slogans pondus par des lobbyistes.

Je reviendrai sur cette pyramide et ses conseils nutritionnels plus tard car elle mérite sa propre réflexion.

Sachez simplement que le Programme national nutrition santé français (PNNS) qui a pondu ces slogans a été créé en 2001 et appartient au Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé (vous savez le ministère qui compte baisser le taux de chômage avec la loi el khomri / loi du travail).

Et sachez aussi que selon ce PNNS, il faut consommer 3 produits laitiers par jour alors que 41% de la population française est intolérante au lactose (on monte à 65% dans le sud de la France)…

A force de boire du lait, certaines populations deviennent un peu plus tolérantes au lactose que d'autres mais jamais totalement.
A force de boire du lait, certaines populations deviennent un peu plus tolérantes au lactose que d’autres mais jamais totalement.

On trouve des brochures qui montrent des liens très étroits entre Nestlé et le PNNS. “Les produits laitiers sont nos amis pour la vie”, cette propagande sent le lobby à plein nez. Quel gouvernement recommanderait un produit dont il sait que quasiment la moitié de sa population est intolérante? Si ce n’est pour pousser à la consommation et donc à la production et donc réduire les coûts et donc se retrouver dans l’impasse de Lactalis.

Un mammifère n’a pas les fonctions biologiques pour digérer le lait une fois sevré. Pourquoi on apprend pas ça à l’école ?

Le carnisme est imposé aux enfants par le matraquage publicitaire, le mensonge scolaire, la manipulation et le manque d’offres alternatives dans les restaurants, les cantines, etc.

Alors oui, les parents véganes vont continuer à imposer le véganisme à leurs enfants, à leurs amis. On va continuer à combattre ces morts et cette violence inutile. Certains véganes vont continuer à gueuler, à manquer de tact, à bombarder tweeters de propagande, à ne pas faire preuve de pédagogie. C’est le jeu. La violence symbolique est parfois le seul outil pour combattre la violence réelle. Il faut savoir faire du bruit lorsqu’une société entière fait la sourde oreille.

Alors, posez vous la question, la prochaine fois que vous entendrez ou penserez que les véganes imposent leur mode de vie : qui impose quoi et à qui ?11-dans-kaamelott-le-maitre

 

Dans Kaamelott, le maître d’arme est souvent questionné sur son régime alimentaire. Et quand on répète cent fois la même chose, on finit souvent par s’énerver…

 

 

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