Livres

Virelangue: une nouvelle maison d’éditions antispéciste à découvrir!

Virelangue*, ce sont deux sœurs véganes, Myriam et Michèle, qui espéraient des lectures antispécistes et « agréables »… elles ont donc créé leurs propres éditions, en novembre 2017, à Saxon.

Dès nos premiers échanges, on se rend compte tout de suite de l’atmosphère particulière qui doit régner dans la famille. Lorsque je prends contact avec elles, et leur demande d’où leur est venue l’idée d’appeler leur maison d’éditions « Virelangue », la réponse est plus qu’improbable: «Vingt véganes vinrent du vortex à la vie verte et virent l’envol d’une vague veloutée de valeurs».  Et le délire loufoque continue avec l’envoi de quelques photos de présentation on ne peut plus créative.

Les deux sœurs en compagnie d’E.T.

Le ton de la déconnade est donné!

Ces sœurs se sont demandées: et si on vivait vraiment dans un monde végane, quelles seraient nos lectures ?

Nous voulions lire des romans, d’aventure ou non, des polars, de l’humour, de l’art, de l’histoire, des poèmes, de la fantasy, de la science-fiction, et autres, abordés d’une manière qui ne nous heurte pas d’entrée, comme dans ces « bons » bouquins dont le plaisir est gâché par un spécisme trop flagrant, et qui ne sont pas assez bons pour qu’on veuille en garder quelque chose. Ces livres seront un jour obsolètes et seront recyclés, mais si nous faisions déjà place à la littérature du futur ? Sous une évidence antispéciste, même un roman de gare peut nous stupéfier.

Le marché est encore jeune, mais les genres semblent récurrents : cuisine, beauté, reportage, témoignage, politique, philosophie, engagement, et quelques livres pour enfants. Tant d’ouvrages intéressants, qui donnent faim ou coupent l’appétit, mais qui, pour la plupart, bien qu’indispensables, nous laissent le cœur lourd.

Les « Bretzels » a été notre premier coup-de-cœur, et il reste une valeur sûre, pour preuve le fait que dès que le sujet « Bretzels » est abordé, nos corps sont secoués de spasmes de rire, tout-à-fait incontrôlables.

Les deux sœurs façon Picasso

Nous espérons vraiment partager avec tous cette source de joie. Paradoxalement, pour l’instant, bien que l’auteur soit végane, ce sont avant tout des non-véganes qui ont acquis les Bretzels, mais les retours sont très positifs (il semblerait que les Bretzels aient des fans au Québec, bien qu’un seul exemplaire s’y balade), et on dirait bien que le véganisme se fraie un passage par le rire !

Quand on baigne dans la lutte, on a besoin d’espoir, pas de statistiques ; on n’a pas besoin d’être motivés ou convaincus, on l’est déjà. On a besoin de forces pour le quotidien, et les distractions véganes donnent du punch. Pour celleux qui sortent peu, pour diverses raisons, cette perspective est très réjouissante, et nous ancre dans un monde plus juste.

D’où la première idée : autres genres, auteurs vegans.

Nous sommes entourés de gens de talent qui ne demandent qu’à s’exprimer, et nous devrions permettre à plus de styles d’éclore. Ok. Maintenant, des sous on en a pas ou très peu, alors… Peu d’exemplaires, pas de rebut, et voyons si ça marche, si on arrive au moins à rentrer dans nos frais. Comme le maximum de travail est effectué par nos soins, nous apprenons à mesure des difficultés.

Des icônes et des légumes

Seconde idée : il faut que ça serve à plus.

La collection Dites 33, constituée des 33 premiers exemplaires d’une œuvre, est à but non-lucratif et partage les bénéfices à parts égales entre l’auteur et une association antispéciste de son choix. « Bretzels épistolaires suivi de Bretzels Bipolaires », de l’humour noir selon Lady L. est le premier livre publié dans cette collection ; chacun des 33 exemplaires collectors est signé par l’auteur et couplés de 2 marque-pages originaux.

Nous avons adoré cet auteur que nous connaissons bien, pour les fous-rires occasionnés, et parce que ah lala, c’est tellement ça !

Les frangines ne vont pas s’arrêter là. Elles préparent pour 2018 et 2019 de nombreux nouveaux ouvrages.

Notamment un polar, Boniches Vegan’s Club, de Rita Sobek. On y retrouve Dolorès, Anita, Orphanie et Alix, toutes femmes de ménage, et véganes. Au détour d’un cadeau d’anniversaire extravagant, les voilà lancées à la poursuite du meurtrier d’une des leurs, charriant employeurs et amis dans leur sillage… Un livre de cuisine dérivée de cette histoire est également prévu!

Côté art, on retrouvera aussi un livre illustré en noir et blanc, qui fera rêver les âmes d’enfants avec les aventures de deux fillettes solitaires qui ne sont pas du même monde.

Et dans le tas, une version revisitée du Jeu des 7 familles, un Jeu de cartes pour la divination, un Tarot d’Orphanie et un Guide du sanctuaire végane pour chats et chiens.

C’est prometteur!

Un recueil de poèmes antispécistes

Les éditions Virelangue ont également eu la joie de publier un recueil de poèmes antispécistes en faveur du Sanctuaire Casa Felice, paru le 11 juin. Cet ouvrage réunit le talent solidaire de 44 auteurs, qui ont écrit 66 poèmes !

La couverture de « Poèmes antispécistes et poètes véganes » par les Editions Virelangue

Ces lectures te donnent envie et tu souhaites soutenir cette entreprise végane locale? Rends-toi sur la page FB des Editions Virelangue et envoie-leur un petit message privé avec ce qui t’intéresse – et il est aussi possible d’offrir des bons cadeaux 🙂

Site officiel Editions Virelangue

*Un virelangue (ou casse-langue ou fourchelangue) est une locution (ou une phrase ou un petit groupe de phrases) à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire les deux à la fois. On parle aussi de trompe-oreilles lorsqu’une phrase est difficile à comprendre et donne l’impression d’être en langue étrangère.
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