Expérimentation Bodybuilding Végane #1: Les origines

Végétalien depuis six ans, un ancien pour beaucoup, un jeunot pour d’autres, j’ai vu arriver l’explosion du véganisme depuis deux, trois ans. Avec cette vague, il s’est développé d’une part une communauté engagée et avide de montrer que le véganisme est autre chose qu’une simple « diète », parfois en passant par des extrêmes.

D’autre part, les détracteurs ont vu leur nombre exploser dans un pays où la culture de la nourriture carnée est omniprésente; et ce dans tous les domaines, de la médecine, du sport, de la nutrition, en passant par la philosophie.

De mon côté, j’ai commencé à être végétalien quand je me suis de plus en plus impliqué dans les arts martiaux (trente heures d’entraînement/semaine à l’époque). Depuis, j’ai vécu quelques mois à l’étranger dans le paradis californien du véganisme à m’entraîner trente-cinq heures par semaine.

Puis j’ai pratiqué le CrossFit, et je suis devenu coach sportif, ainsi que formateur en institut du sport.

Quel fut le point commun de toutes ces périodes ?

En plus du sport, ce sont les interminables discussions autour du sport à une intensité élevée, à volume élevé et le fait d’être végétalien.

Quel végétalien sportif (une espèce en voie d’apparition) n’a pas entendu ces refrains : « Mais où trouves-tu tes protéines ? » « Tu ne peux pas devenir musclé en ne mangeant que des légumes ». Et je ne préciserais jamais assez que ces propos sont souvent tenus par des personnes dans un état physique souvent bien plus que mauvais.

L’image encore souvent véhiculée dans notre pays est celle du végétarien fin, blanc aspirine, maigre comme un top model et ayant une alimentation de lapin ou bien encore l’image d’un homme faible.

Lire: 10 bonnes raisons de manger végétalien

On retrouve également une image sexiste de l’alimentation végéta*ienne comme étant un truc de « gonzesse », a contrario de l’alcool ou de la viande qui sont des trucs de « mec ».

La femme est un morceau de viande : interconnexion entre sexisme et spécisme

En effet, la viande est encore aujourd’hui synonyme de force, de muscles et de masculinité. D’autant plus que les préconisations nutritionnelles présentées dans les écoles ou la télévision continuent de mettre en avant les bienfaits d’une consommation régulière de la viande. Cela n’aide pas à faire évoluer les habitudes alimentaires.

Le monde de l’activité physique et le véganisme

Mon domaine est, lui aussi, loin de changer. Il suffit de regarder des vidéos comme celle-ci pour comprendre que le monde du sport, comme pour de nombreux autres sujets un peu sensibles, a du mal à changer.

Pourtant si l’on se tourne vers nos voisins américains ou encore allemands, il est facile aujourd’hui de trouver des noms de sportifs, et de culturistes bodybuilders végétaliens qui se sont construits à partir de cette alimentation (Torre Washington, Robert Cheeke, Patrick Baboumian, Steve Jurek…).

Lire: Décès du bodybuilder végane Jim Morris

Il me faut revenir sur un de ces noms : Robert Cheeke.

Robert Cheeke, bodybuilder végane.
Robert Cheeke, bodybuilder végane.

Robert Cheeke est l’investigateur d’un site vers lequel j’oriente les personnes qui doutent du nombres de sportifs végéta*iens au niveau mondial (que cela soit amateurs ou professionnels): veganbodybuilding.com.

Bodybuilder, il est aussi conférencier, auteur (« Shred it ») et acteur. Grâce à lui, il est aujourd’hui possible d’avoir accès à une communauté d’athlètes végéta*iens importante et d’échanger sur un forum spécialisé dans le sujet.

Aujourd’hui j’ai 26 ans, je suis préparateur physique, conférencier et je continue de promouvoir une alimentation de plus en plus végétale. Mais en France, le monde du culturisme est un milieu qui stagne encore sur le végétarisme. Il arrive même qu’une personne ayant cette éthique puisse continuer à consommer des produits carnés par simple peur de perdre ses progrès.

J’ai donc proposé à un ami, qui fut mon formateur, de m’accompagner dans un projet : préparer une compétition de bodybuilding qui a lieu dans un an, en tant que végétalien.

Cédric Wandrol est un préparateur physique, formateur et bodybuilder, qui n’est pas vegan, mais qui comprend et sait que c’est possible. Il sera donc le « coach du coach ».

Pour le reste, je vais en faire un suivi mensuel en vous expliquant comment une alimentation végétalienne peut vous aider à atteindre vos objectifs, et comment celle-ci peut être adaptée au bodybuilding (qui n’est pas mon activité de prédilection).

Je vous ferai également part de mes recettes, de mes astuces sportives et des progrès (ou pas) que je fais.

A bientôt pour la suite de cette expérimentation!

 

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Coach Carotte

Passionné d'alimentation, vegan depuis 6 ans et préparateur physique je cherche à promouvoir un coaching naturel et une alimentation végétale raisonnée et adaptée à chacun.

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