Chroniques Galères de vegan

Galères de vegan: les moucherons

Quand on est vegan, on peut se retrouver dans des situations, disons, fort délicates. N’ayez crainte! La Médisante est là pour vous guider avec humour dans sa chronique “Galères de vegan”.


Mon appart, mon royaume. Ce lieu, c’est le seul ou je peux être 100% moi, avec mon merdier, mes habitudes, ma vaisselle sale, ma poubelle ultra remplie et…TREUHEUHEUUUPFFFFFOUARK!

MAIS! je… je…. je crois que je vais pleurer…

Oh chers lecteurs, je crois que dès mon premier article, je vais devoir vous abandonner (vu que la Vegan Police est en route pour venir me priver de mes super-pouvoirs véganes) car oui, il y a quelques lignes j’ai…. RENIFLÉ UN MOUCHERON!

Plaidoyer de l’accusée: mais madame la juge, je ne pensais pas à mal, je vous promet! Cette fichue bestiole me tournicotait autour des narines depuis de longues minutes, et malgré toutes les gesticulations à m’en déboîter les membres faites, ce volatile semblait s’être épris amoureusement de mon cap nasal! Mais que faisait ce moucheron chez moi? C’est la faute à la gérance (saloperie de gérances!), ils nous ont privés de composte, et du coup mes détritus végétaux se retrouvent dans mon joli sac taxé, dans ma cuisine, en plein été, donc plein de fruits, donc pleins de moucherons. C’EST PAS MOI QUI L’A FAIT M’DAME!

Bref, trêve de plaisanterie.

Dans la vie de tout végane, il y a souvent des situations dignes de la 4ème dimension dans lesquels on se trouve (n’essayez pas de régler votre téléviseur…), et ça nous fiche un sacré mal de crâne d’y penser.

Cette histoire de moucheron, elle est (tristement) véridique. Le je, gente féminine (il parait) de 26 ans, tranquillement posée devant son ordi avec sa tasse de thé quand soudain, cette patate ailée vient se fourrer devant mes naseaux. Non mais à QUEL MOMENT ça t’a semblé être une BONNE IDÉE, HEIN? Maintenant t’as l’air malin, collé à ma muqueuse! Pardon pardon, je m’emporte encore…

Juste après l’accident, j’ai tristement réfléchis à la vie qui venait d’être sacrifiée au mont Tarin. Oui, les moucherons c’est chiant… si chiant… mais ce sont des êtres vivants aussi. Et bien que ce soit par sa propre faute que son cadavre repose là ou il est (glamour quand tu nous tiens), je ne pouvais m’empêcher de penser à la chose avec plus de largeur. Ces nuées dans ma cuisine, j’en fais quoi?! C’est pas que fondamentalement ils m’embêtent, on cohabite (presque toujours) en parfaite harmonie (et en plus les araignées qui hibernent dans ma cuisine peuvent se remettre de leur sommeil d’hiver grâce à elles).

Pardon, mais je n’ai pas encore réussi à veganiser Gertrude (habitante de l’étagère à thé) et Berlioz (bibliothèque, 3ème étage, coin de droite). Mais quand on ne peut pas laisser une pomme entamée plus de 2 minutes seule sans qu’elle soit recouverte des habitants du fond de la poubelle, c’est un peu contraignant comme situation.

Illusration par Louiza

Donc bon, on fait quoi? Il y a encore une année, j’aurai fait un joli piège dont j’avais le secret (les moucherons, en plus d’être fascinés par les nez, sont super amateurs de whisky… sales trognes!), mais là, je ne me sens plus de le faire. Donc mes petits secrets, jusqu’aujourd’hui (HELP ME) sont:

  1. La technique hollandaise: tu ouvres ta fenêtre de cuisine bien grande, puis tu prends tes deux bras, tu les rends les plus raides possibles et tu tournes tournes tournes ce refrain qui te.. ah non c’est pas ça. Bref tu fais le moulin à vent avec tes bras, en espérant guider les petits à trouver leur chemin vers la liberté de la vie extérieure.
  2. Clean therapy: vu que, chez moi en tout cas, le problème est la poubelle bien trop accessible et pleine de détritus organiques, la meilleure des solutions serait: 1. acheter une poubelle qui se ferme hermétiquement; 2. te démerder pour trouver une autre poubelle à composte dans le quartier et y jeter tes jolies petites pelures; 3. que ta cuisine ne ressemble pas à un champ de bataille à chaque fois que tu cuisines, parce que la flemme c’est bien joli, mais laisser traîner des oignons coupés pendant plusieurs jours, ça attire l’ennemi!
  3. L’Abdication: tu fais comme moi, et tu décides qu’en fin de compte, le doux bourdonnement dans la cuisine est plutôt sympa pour accompagner ton thé solitaire du matin (dur célibat), et simplement ça te fait bien trop chier d’être une personne clean et ordrée.

Punks not dead (et tu fais la méthode hollandaise parce qu’un “dommage collatéral” n’est pas envisageable, même pour un moucheron)!


À la prochaine galère!  Texte: La Médisante – Illustration: Louiza

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La Médisante

Quand on est vegan, on peut se retrouver dans des situations, disons, fort délicates. N’ayez crainte! La Médisante est là pour vous guider avec humour dans sa chronique « Galères de vegan ».

11 thoughts on “Galères de vegan: les moucherons”

    1. Mes bras vous remercient de cette astuce, je me réjouis de tester! (parce qu’à force de faire la méthode hollandaise, je commence à ressembler à Rocky, le bide à bière en plus)

  1. Mouahhhhh j’ai les mêmes ici !! J’en peux plus . Je les avales les reniflent ils font une super méga fixette sur moi !!
    85 mètre carrée d’appartement et il tourne autour de ma tronche !!!
    Chiotte

  2. Faites un élevage d’araignées dans les encadrements de vos fenêtres et portes, très efficaces, je vous assure. Une bonne partie des mouches et moucherons s’y retrouvent et laissons faire la nature, elle sait mieux que nous ce qui est bon pour elle.

  3. Ah comme je te comprend.
    Oubliant souvent de vider l’eau au fond de mon cuiseur vapeur, les moucherons on en à plein la maison et même si les chats adorent leur courir après nous on en peut plus. J’ai découvert un truc prometteur dans un salon bio : c’est le bois de cade à faire brûler.
    C’est simple d’utilisation et apparemment en plus de faire disparaître les vilaines odeurs (surtout de chats qui savent enterrer leur caca) ça fait fuir ces sympathiques moucherons. Je ne l’utilise que depuis peu de temps mais pour l’instant c’est une réussite.
    J’en fait brûler l’équivalent d’une petite cuillère chaque jour en pensant à ouvrir la fenêtre et hop plus de cohabitant non désiré. Si tu as l’occasion de trouver ça de part chez toi cela peut être une solution. J’ai prit le mien parfumé à la lavande tant qu’à faire et je continue à tester ça sur le long terme. Voilà le site du produit en question : http://www.artcade.net/index.php?p=_accueil
    Au plaisir de te lire !

  4. Salut!
    J’ai aussi découvert la technique du Whisky, par mégarde… (il m’arrive aussi de laisser trainer des trucs).
    Je profite du sujet sur les insectes:
    J’écris pour connaitre d’autres techniques au sujet des mites alimentaires.
    Le problème éthique est grand pour moi: elles se reproduisent comme des lapins dans l’éden céréalier de mes placards. Elles rendent la nourriture rapidement impropre, ce qui oblige à jeter. Et jeter de la nourriture ça me fait chier à chaque fois.
    Avoir des mites, c’est pas écolo.
    Le seul truc qui marche c’est d’avoir des pots à joints avec fermeture à levier.
    Mais j’ai pas la place pour autant de pots. Bref.
    Jusque là j’ai mis un piège au hormones (c’est maaal, et ça marche moyen. En plus c’est triste et moche). Alors je fais la technique Bruce Lee: je les chope au vol et je les envoie se balader dehors. C’est assez efficace mais ça demande de la patience. Et c’est pas radical.

    Quelqu’un a-t-il une technique plus efficace?
    Merci.
    J’ai conscience que c’est un sujet con, mais jeter régulièrement de la nourriture c’est encore plus con.

    1. Pas con du tout, on est nombreux à rencontrer ce problème de mites, même les épiceries doivent parfois jeter tout leur stock à cause d’elles.. Un sacré gaspillage.

      Une dame m’a conseillé de placer des marrons partout dans les placards et les tiroirs, ou carrément dans les bocaux/contenants de céréales et graines.. à tester.

      Pour les farines, le gluten de blé, toutes ces sortes de poudres, les garder toujours au congélateur ou au frigo: ça n’altère pas leur usage et il est impossible qu’elles soient contaminées à cet endroit.

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