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Grossesse végane: une étude indique qu’il n’y a pas plus de risques

Cette étude, débutée en septembre 2013, conclut que la grossesse végane, bien menée, ne représente pas plus de risques qu’une grossesse omnivore.

Appelée « Vegan–vegetarian diets in pregnancy: danger or panacea? A systematic narrative review » et publiée dans BJOG, la méthode de recherche s’est portée sur une première étape de recherche d’articles pertinents en utilisant différents moteurs de recherche et différents mots-clés associés au sujet. ­Cette recherche brute a permis de rassembler 2329 articles.

Aperçu de l'étude "Vegan–vegetarian diets in pregnancy: danger or panacea? A systematic narrative review"
Aperçu de l’étude « Vegan–vegetarian diets in pregnancy: danger or panacea? A systematic narrative review »

Risques analysés

Les « risques » sur lesquels l’étude se penche sont :

  • ­les événements indésirables pour la mère ou le fœtus
  • ­les déficits nutritionnels signalés pour les femmes sous régime vegan/végétarien

Population et méthodes auxquelles se limitent l’étude

Une systematic review rassemble un grand nombre d’articles et ré­-analyse/combine ensuite leurs données. Les critères selon lesquels un article est retenu pour la « ré­analyse » doivent être explicités et vont définir la « population » et les paramètres sur laquelle l’étude a la prétention de produire des conclusions. Pour cette étude :

  • ­femmes suivant un régime végétalien/végétarien;
  • ­exclusions des études où le régime peut être associé à un statut socio­-économique défavorisé (manque de nourriture, manque de soins);
  • ­femmes sans problèmes de santé pouvant nuire à la grossesse;
  • ­sélection des articles comportant les paramètres suivant pour la mère ou le fœtus : poids à la naissance – âge de gestation – nourrissons petits pour l’âge gestationnel – Pré-éclampsie et les autres complications pour le fœtus ou la mère ainsi que les paramètres nutritionnels;
  • ­exclusion des articles de type ‘étude de cas’ (car ils sont les plus controversés).

Au final, l’analyse repose sur 13 articles concernant les résultats de l’accouchement et l’état du fœtus, soit 9 articles sur les déficiences en micro-éléments.

Conclusion de l’étude

Les auteurs indiquent qu’il manque radicalement des études randomisées (type d’étude scientifique) sur ce sujet.

Dans les limites de leurs connaissances, ils concluent que « les régimes végétaliens/végétariens pourraient être considérés comme sûrs pendant la grossesse, à condition que l’attention soit portée aux vitamines et aux oligo-éléments » (traduction littérale). Autrement dit, certains risques ne sont pas plus prononcés pour une grossesse végane que pour une grossesse omnivore.

Ils notent cependant que le risque de carence en vitamine B12 et en fer est plus élevé; une raison de plus pour que les médecins, gynécologues et pédiatres se tiennent informés sur ce régime alimentaire, pour mieux encadrer une mère ou femme végéta*ienne durant sa grossesse.

 

Merci à Paul Guille-Escuret pour ses éclaircissement et apports au sujet de cette étude.

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A propos de l'auteur-e

Mlle L
Grande curieuse, amoureuse en cuisine, baroudeuse à petit budget. Créatrice de VeggieRomandie.ch - Organise des sessions de dessin Draw&Drink

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