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Journée mondiale des animaux dans les laboratoires

A l’occasion de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires, l’organisation de défense des animaux GAIA lance un film d’animation sur l’expérimentation animale.

Une vidéo très pertinente a été réalisée pour montrer au grand public l’absurdité des arguments en faveur des tests sur animaux, et de démonter les nombreux mythes à ce propos. A partager au plus grand nombre!

Notons que ce samedi 26 avril, ce sera la Journée internationale pour l’abolition de l’expérimentation animal avec des actions en Suisse Romande, organisées par la plusieurs associations:

A Genève : stand, infos, toute la journée au centre-ville : pour participer, envoyez un message :l.fournier@lscv.ch

A Lausanne, stand des Lausanimaliste sur la Place de la Palud :
www.lausanimaliste.org

 

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Mlle L

Grande curieuse, amoureuse en cuisine, baroudeuse à petit budget. Créatrice de VeggieRomandie.ch – Organise des sessions de dessin Draw&Drink

2 thoughts on “Journée mondiale des animaux dans les laboratoires”

  1. Bonjour,

    Je souhaite réagir suite à la vidéo que vous nous avez présentée sur les animaux de laboratoire.
    Je la trouve tout simplement scandaleuse et non respectueuse de la réalité

    Les lois sur l’expérimentation animale ont complètement changées depuis déjà des années. En effet depuis déjà 1978 la déclaration universelle des droits de l’animal ont réagis aux expérimentations excessives réalisées. Et cela fait dont déjà plus de 30 ans que des dispostions sont mises en place pour justement arrêter ce que montre votre video.

    Aujourd’hui, des lois (depuis 1986) provenant d’une charte mise en place en 1979 (Charte de l’utilisation des animaux de laboratoire – principe d’éthique – fondation Mérieux) ont avancé des règles limitant l’usage des animaux dans les expérimentations, et les acceptant seulement sous certaines conditions (l’animal a droit au respect, aux soins et à la protection de l’homme).
    De plus ces lois ont évolués jusqu’en 2013 pour poursuivre leur protection et confort lors d’expérience.

    Ainsi la loi stipule que tout laboratoire réalisant des expérimentations sur des animaux doit être agrée, que pour pouvoir commencer leur projet, leur protocole expérimental doit être accepté par une Commission d’éthique. Et depuis 2013, chaque établissement détenant ou utilisant des animaux d’expérience doit avoir une cellule chargée du bien-être des animaux.

    Donc, avant qu’une Commission d’éthique soit mise en place, effectivement les laborentins n’avaient pas de compte à rendre en ce qui concerne les animaux qu’ils détenaient. Mais cela a énormément évolué aujourd’hui et la commission d’éthique se base sur la règle des 3R :
    – Règle de Remplacement : qui stipule que le chercheur doit s’assurer qu’il n’existe aucune méthode alternative à l’utilisation d’un animal pour obtenir les informations recherchées
    – Règle de Réduction -> Le chercheur doit s’assurer que les nombres d’expériences programmées, d’animaux utilisés sont limités au stricte nécessaire (en restant suffisant pour obtenir des résultats probants). Par exemple la commission d’ethique pourrait refuser une expérimentation si elle estime que le nombre d’animaux choisi dans le protocole expérimental proposé est trop important et qu’un nombre moindre serait suffisant à l’obtention de résultats de recherche valables
    – Règle du Raffinement -> Privilégie les protocoles les moins dommageables possibles pour l’animal
    C’est-a-dire que le chercheur doit montrer quels critères il sélectionne pour stopper l’expérience et donc les souffrances de l’animal tout en gardant une validité à son expérience. Donc s’il n’a pas besoin que l’animal souffre au dela d’un certain seuil pour son expérience, il est tenu de respecter cela et d’éviter toute souffrance inutile à l’animal

    Maintenant en ce qui concerne les conditions d’hébergement de l’animal, je suis de nouveau en grande contradiction avec votre vidéo. J’ai étudié dans le cadre de mes études vétérinaire les conditions légales d’hébergement des animaux de laboratoire, de chenil,…
    Et je peux vous certifier que les conditions imposées pour les animaux de laboratoires sont plus strictes que pour les animaux de chenils (refuge, élevage ou foyer). Ils sont donc mieux entretenus que les animaux qu’ont rencontre régulièrement dans les élevages ou refuges.

    D’autre part, le choix des animaux d’expérience n’est pas alléatoire. En effet les ruminants, qui ont un système digestif complètement différent du nôtre, ne sont pas testés pour un médicament pour le système digestif à usage humain. Mais ces animaux sont choisis pour leurs caractéristiques particulières plus ou moins proche de celles de l’homme et ce qu’on espère en tirer.

    Finalement, j’ajouterai le fait que l’utilisation d’animaux est une étape indispensable avant la mise sur le marché d’un médicament. Car même si celui-ci a été étudié sur les cellules humaines mise en culture dans le but de diminuer l’utilisation des animaux. Si els résutats sont positif en culture, les réactions des principes actifs sont parfois différents sur l’animal vivant que sur une culture de cellules isolées. Et pour epargner à des humains les erreurs que cela pourrait occasionné, un moindre mal est réalisé en utilisant ces animaux. Et de plus cela contribue aussi à la médecine vétérinaire car par exemple des traitements qui n’ont pas fonctionné chez l’homme ont montrés de bons résultats sur les animaux testés.
    Donc les expériences animales doivent, selon moi, toujours être bien surveillées pour garder le minimum de souffrance et le maximum de bien-être. Mais aussi maintenue en place afin de trouver des traitements pour les hommes et pour les animaux pouvant souffrir de maladies qu’on arrivera sûrement à guérir dans le futur.

    1. Mélissa, à première vue tu n’as jamais travaillé dans le domaine de la recherche. Toutes les études et procédures décrites dans cette animation (qui a été crée par une association allemande, Gaia n’ayant que fait traduire son contenu) sont en cours aujourd’hui.

      Il y a évidemment des raccourcis présentés dans le film : les souris forcées par chocs électriques à courir jusqu’à épuisement courent sur un tapis roulant et pas dans une roue. Les buts et objectifs des études sont aussi caricaturés : lorsqu’on induit une maladie à un animal, c’est le processus biologique de la maladie qui est étudié. On assourdi un animal non pas pour constater l’effet d’une détonation sur son ouïe, mais pour comprendre le processus impliqué en vue de développer une médication réparatrice. Mais globalement, les faits relatés sont assez pertinents et l’inefficacité des procédures réglementaires mises en place au sein de l’UE assez bien décrites.

      Critiquer ce film au motif qu’il pourrait relater des faits erronés est une attitude assez typique des milieux de la recherche renforcée par le fait que le public n’a pas accès aux labos. Mélissa, retires-tu une certaine fierté de ta malhonnêteté ?

      Finalement, j’ajouterai le fait que l’utilisation d’animaux est un gaspillage énorme de ressources et qu’il est plus que temps d’engager des fonds pour développer de nouvelles approches de recherche scientifiquement plus pertinentes. Car l’expérimentation animale est surtout utile pour ceux qui en vivent.

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