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La Casa De Carne ou comment ouvrir les yeux sur la dissonance cognitive

Qui n’a pas déjà entendu une personne (généralement végétarienne ou végane et qui souhaiterait ouvrir les yeux de son entourage omnivore) dire la phrase type « si on devait tuer sa nourriture soi-même, on ne mangerait plus de viande ».

En effet, même si tout le monde sait qu’un rack d’agneau dans sa barquette plastique au supermarché était au départ un animal vivant, la plupart des gens évite de faire le lien entre ledit bout de viande et l’image du petit agneau blanc immaculé auquel on nous expose (surtout en période de Pâques).

Chaque quidam tente de chasser prestement la superposition d’image de son esprit, tant cela semble antinomique.

C’est ce que l’on appelle la dissonance cognitive, dissonance dans laquelle nombre d’enfants ont été élevés (« la viande n’est pas un animal mort, c’est de la viande, rien à voir avec les petits lapins de tonton Albert qui disparaissent mon chéri »).

C’est à cette même dissonance cognitive que le cours métrage « la casa de carne » nous confronte.

[La Casa del Carne)] Le concept de ce restaurant américain va vous laisser perplexe!

Pas d’images chocs, aucune violence visible dans ce film distribué par l’association Last chance for animals et primé lors du Animal Film Festival (AFF).

Des représentants de l’équipe du court-métrage Casa de Carne avec leur award.

Et pourtant, ce film fait l’effet d’un électrochoc avec l’histoire qui y est suggérée. Électrochoc car nous sommes mis face à nos propres paradoxes et parce que malgré tout, violence il y a. Si ce n’était pas d’un animal dont on parlerait dans ce film, mais d’un humain, beaucoup classerait cette histoire dans la rubrique film d’horreur.

En regardant ce cours métrage, la première image qui m’est venue en voyant le couple savourer son repas est celle d’Hannibal Lecter : classe et cruauté mêlés. Ce court métrage marque incontestablement les esprits.

Quel que soit notre régime alimentaire ou nos choix de vie, ce film a la qualité de susciter une réflexion sur notre mode de vie et nos paradoxes. Il peut donc toucher tout un chacun sans pour autant s’afficher antispéciste ou ouvertement pro vegan.

Au-delà du débat sur le fait de manger de la viande ou non, il nous confronte au fait d’être cohérent avec ses choix de vie. C’est une belle ouverture pour une remise en question et un changement de paradigme.

Et toi qu’as-tu pensé de cette vidéo ? La ferais-tu regarder à une personne qui s’intéresse à la cause animale?

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A propos de l'auteur-e

Mlle Tournesol
Mlle Tournesol
Accro aux carottes et au chocolat, j’ai fait des études scientifiques car je rêvais de vivre comme Jane Goodall, entourée de chimpanzés, ou dans n’importe quel espace sauvage. Master en poche, j’ai finalement choisi de vivre en Licornie et de devenir thérapeute, mode de vie plus facilement gérable avec des enfants.

Mes passions sont la nature, la lecture, le développement personnel et spirituel, l’écopsychologie et tout ce qui touche au bien-être en général, autant pour les humains que les animaux. Je milite pour plus de conscience, de paix et d’équité entre les êtres vivants.

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