Santé et Bien-Être

L’intériorité citoyenne, changer soi-même pour un monde plus paisible

La crise actuelle serait-elle une crise d’intériorité, plutôt qu’une crise économique? Avons-nous tort de penser au développement personnel comme un outil pour notre unique vie privée, plutôt que le considérer comme un enjeu social et citoyen? Pour Thomas d’Ansembourg, la manière de cultiver le meilleur de soi amène le bien de tous.

De passage en ce début de semaine à Lausanne, dans le cadre du cycle de conférences « Tout peut (encore) changer« , Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute et formateur en communication non violente, nous propose de découvrir comment passer du JE au NOUS, réenchanter le monde et faire la paix avec la société.

Sa proposition: s’éveiller dès le plus jeune âge, en anticipant l’apprentissage d’un outil de discernement, de l’intégrer plus tôt, que trop tard… quand le mal-être et la frustration sont déjà là.

Il évoque le développement d’un changement intérieur, qu’il appelle le « facteur de paix intérieure« , pour que la paix s’extériorise et se concrétise par la suite, dans notre vie de tous les jours.

Et cela semble pertinent. Comme il y a moins de 80 ans l’humanité a appris à se laver les dents et le corps régulièrement – éradiquant ainsi bon nombre d’inconvénients de santé à un grand niveau – apprenons, dès aujourd’hui, à nous laver intérieurement, au réveil et au retour du travail, par exemple. Cela prend quelques minutes à peine.

Cette hygiène-là va éradiquer, cette fois-ci, les malentendus et la violence, à un grand niveau également! …Avec un avantage par rapport à l’hygiène corporelle: l’hygiène intérieure est gratuite!

Face aux enjeux d’aujourd’hui, la vie intérieure devient alors citoyenne.

Difficile d’être proche de l’autre, si on est pas proche de l’humain… en nous!
– Thomas d’Ansembourg

 

Acteur du mouvement de la transition et du changement de paradigme, Thomas d’Ansembourg nous propose également d’utiliser la communication non-violente comme outil fondamental de discernement intérieur.

Avec cet outil, qui demande une pratique quotidienne, il est possible de transformer la violence en conflit: un conflit parlé, débattu, expliqué, cadré. Un conflit qui permet de mettre des mots. D’échanger, d’écouter (vraiment!), de communiquer, et de couper l’escalade de la colère, des agressions et des injures. Que cela soit un conflit en nous, ou avec les autres.

Cela a de quoi résonner, quand, comme beaucoup de véganes, on prend part à de nombreux débats et où l’on a l’impression de buter, où la pression peut vite monter, où la frustration face à la mauvaise foi ou l’ignorance nous envahit. Il me semble que la communication non-violente est un superbe outil à intégrer dans le combat pour la cause animale, ou toute autre cause sociale.


Pour plonger dans cet ensemble d’outils qu’est l’intériorité citoyenne, voici une vidéo de l’intervention de Thomas d’Ansembourg à un TEDx.

Réagir à cet article

A propos de l'auteur-e

Luisa
Grande curieuse écolo, amoureuse en cuisine, parfois baroudeuse (à petit budget). Créatrice de VeggieRomandie.ch - Organise des sessions de dessin Draw&Drink

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.