Cause animale Ciné, photo, art

Ludovic Sueur, photographe animalier antispéciste

Photographe animalier, végétarien puis finalement végane depuis plusieurs années, Ludovic Sueur a à cœur de rendre compte de toute la beauté de la nature à travers ses clichés.

Sa démarche se distingue par contre d’autres professionnels de l’image dans le regard qu’il porte sur la faune d’une part et sur ses choix artistiques d’autre part.

Le photographe Ludovic Sueur.

En effet, Ludovic est non seulement attentif à ne pas causer de tort aux animaux photographiés (en refroidissant les insectes par exemple) ou à d’autres animaux (par exemple en utilisant des animaux morts pour attirer des prédateurs), mais il porte un regard antispéciste en considérant chaque animal comme un individu à part entière et non pas simplement comme un représentant de son espèce.

De plus, pour éviter que ses photos (essentiellement publiées dans la presse papier et la publicité) ne soient utilisées pour faire la promotion de la chasse ou de l’exploitation animale, Ludovic a choisi de ne photographier que des animaux qui n’appartiennent ni aux espèces chassables, « nuisibles » ou domestiques.

Pour amener la réflexion sur l’exploitation animale, Ludovic a également fait une série de photographies d’animaux dit de rente, intégrée à son exposition « Personnalités et conscience animale » et alimente le visuel d’associations de défense des droits animaux qui le lui demandent, telles que L214 ou PEA Pour l’Egalité Animale.

Crédit: Ludovic Sueur

Son prochain projet serait de réaliser une exposition sur les animaux domestiques afin d’approfondir la réflexion du grand public sur les espèces animales qu’ils consomment.

Les photographies sont magnifiques, emplies de poésie et de sensibilité. La réflexion éthique derrière les clichés confère une dimension supplémentaire au travail de Ludovic.

Crédit: Ludovic Sueur

Un grand photographe à (re)découvrir.

Site de Ludovic Sueur
 

Réagir à cet article

A propos de l'auteur-e

Mlle Tournesol
Mlle Tournesol
Accro aux carottes et au chocolat, j’ai fait des études scientifiques car je rêvais de vivre comme Jane Goodall, entourée de chimpanzés, ou dans n’importe quel espace sauvage. Master en poche, j’ai finalement choisi de vivre en Licornie et de devenir thérapeute, mode de vie plus facilement gérable avec des enfants.

Mes passions sont la nature, la lecture, le développement personnel et spirituel, l’écopsychologie et tout ce qui touche au bien-être en général, autant pour les humains que les animaux. Je milite pour plus de conscience, de paix et d’équité entre les êtres vivants.

2 thoughts on “Ludovic Sueur, photographe animalier antispéciste”

  1. Bonjour,

    Ce n’est peut-être pas le meilleur endroit pour poster cette réflexion mais je n’ai pas trouvé mieux (il n’y a pas de forum, n’est-ce pas ?).

    Je me demandais, en envisageant que nous serons un jour tous vegan, quelle serait la place des animaux dans notre société. Quand nous stopperons les élevages, y-aurait-il encore une place pour des troupeaux de bœufs, des poules, des moutons, des chèvres, en liberté ?
    Est-ce que, malheureusement, le fait « d’élever » des animaux ne serait pas la seule façon de les empêcher de disparaître ?

    Je suis absolument contre toute forme de souffrance, animale ou humaine, mais devenir vegan s’accompagne d’un bon nombre de questions, primordiales de surcroît.

    Avez-vous des pistes de réflexion, des lectures à me conseiller ?

    Merci pour votre travail !

    Gui

    1. Gui,
      les animaux d' »élevage » ou animaux domestiques ont en fait été « crées » par l’homme :

      au néolithique, nous avons enfermé et sélectionné des animaux sauvages tels que le loup ou l’auroch jusqu’à en faire des animaux dépendants de l’homme, comme le chien et la vache dans mon exemple.

      Ces animaux ne savent donc plus vivre à l’état sauvage, à cause de l’homme.

      Dans un monde vegan, l’homme devrait donc assumer cette erreur qu’est l’élevage et s’occuper des animaux domestiques et d’élevage, MAIS SANS LES EXPLOITER contrairement à ce que nous faisons actuellement, et cela jusqu’à ce qu’ils se réhabituent à la vie sauvage de leurs ancêtres, vie que nous leur avons enlevé…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.