« Nom Yourself », par Mary Mattern

Mary Mattern, la tête pensante et les mains dansant derrière Nom Yourself, est le prototype de la « success story » à l’américaine, façon contemporaine. Ses débuts en cuisine, elle les poste sur Instagram et de fil en aiguille, un blog et un tweet plus tard, voici Nom Yourself, le livre.

Mis à part son travail dans la cyber-sphère, les débuts de Mary peuvent être d’inspiration pour celui ou celle qui, à ses débuts en cuisine est frustré/e et est à deux doigt de jeter l’éponge par la fenêtre (ainsi que les brocolis et les choux, mais eux, dans le compost s.v.p!).

Dans l’introduction, elle raconte sa honte des mets brûlés et de son ignorance initiale devant une palette d’ingrédients qu’elle ne savait pas cuisiner.

Alors, allumez vos plaques et suivez ses conseils pour réussir vos plats et embaumer d’odeurs délicieuses votre cuisine. Voici 3 raisons de feuilleter Nom Yourself de Mary Mattern:

Il est facile d’accès.
Je ne sais pas vous, mais quand j’ai dans les mains un livre dont les recettes sont interminables (pour ne pas parler de la liste d’ingrédients), je ressens en moi un début d’hyperventilation qui me force à tourner la page aussitôt et ne jamais y revenir. Les recettes trop longues sont pénibles et je n’ai pas assez de place dans ma cuisine pour les 1001 étapes qu’elles demandent. Si vous aussi êtes comme moi, alors ce livre est fait pour vous. Jamais plus longues qu’une page, les recettes sont faciles à suivre et les ingrédients ne sont jamais compliqués (pas besoin de réserver un vol pour la Birmanie pour cette rarissime épice qu’on utilisera qu’une fois).

Il est agréable au toucher.
Pas de panique, rien de sexuel. Je m’explique. Avec sa couverture souple et douce au toucher, Nom Yourself est agréable à feuilleter. De plus n’étant pas trop épais, il reste ouvert tout seul sur la page choisie. Rien de pire qu’avoir un livre de recettes difficile à manier, lourd et qui de plus ne reste pas ouvert pour y lire la recette pendant nos épreuves culinaires (commencent alors les 10 minutes de danse frénétique pour trouver dans les parages un ou des objets assez lourds pour garder la page, mais assez petits pour pouvoir encore en lire le contenu).

Nom Yourself – Mary Mattern – Collection V L’Âge d’Homme

La médiocrité des photos.
Oui, vous avez bien lu. Soyons honnêtes, les photos dans un livre de recettes sont SUPA-DUUPA importantes. Elles nous aident à saisir en image le résultat final (de mon côté j’aime même quand un livre propose des photos des passages intermédiaires), à nous inspirer et même à nous donner des idées de présentation, idéal lorsqu’on a des invités.

Pour en avoir feuilleté des livres, ainsi que de m’inspirer régulièrement d’internet (Pinterest EST le Saint Graal!!), Nom Yourself expose une série de photos assez… médiocres. Trop de gros plans au détriment d’un esthétisme plus harmonieux entre une page et l’autre.

Alors pourquoi choisir ce point comme raison de le feuilleter? Simplement parce que ce choix esthétique, que ce soit fait exprès ou pas, en plus d’être rafraîchissant (et rigolo!) ajoute une facilité de lecture, surtout pour des novices en cuisine végétalienne. Ces photos favorisent la compréhension de la recette et montrent, au final, que l’esthétisme est seulement secondaire à l’explosion de goût qu’un plat peut vous procurer.

J’ajoute par contre un petit bémol dans le nombre exagéré de recettes frites (procédé que je déteste faire!), mais somme toute, ce recueil de recettes est un bon investissement initial pour le débutant en cuisine végétalienne.

L’apprenti/e chef y trouvera de quoi faire virevolter, avec assurance, ses casseroles sur les plaques brûlantes.

 

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