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Un film pour la cause animale en compétition au Nikon Film Festival

“Je suis un geste”: voilà le thème de la 6ème édition du Nikon Film Festival. Qu’il soit anodin, symbolique ou historique, le geste est exprimé en vidéo à travers divers courts-métrages en compétition, dont un réalisé et produit par deux végétariens de la boîte de prod SISA. Interview avec Clea Polar, réalisatrice de “Je suis humain”.

Hello Clea, est-ce votre première participation au Nikon Film Festival ?

Et oui ! 🙂

Comment est né le court-métrage «Je suis humain»?

J’ai parlé de mon envie de faire quelque chose sur la cause végétarienne pour le Nikon Film Festival à Jules, mon associé, mon scénariste, mon fiancé. On s’est très vite compris, et cela a donné ce court.

Je n’imaginerais utiliser mes compétences pour autre chose que pour faire passer un message. Attention, je suis pour l’esthétisme et le sublime, mais je trouve ma motivation personnelle dans ce que j’essaie de transmettre.

Ça ne doit pas forcément être un slogan, mais au moins une émotion, un engagement,… enfin, ma bio en tant que réalisatrice est encore très très courte 🙂 Mais si je devais imaginer le futur, ou au regard de mes autres projets, je suis mue par l’engagement. Je crois que quand on a une voie, aussi peu écoutée soit elle, c’est une responsabilité.

Comment s’est passé le tournage?

A part le moment où nous avons tous failli vomir à cause de la répugnante odeur de sang, c’était plus tôt sympa car nous étions accueilli dans la cave du squat “Les Jardins d’Alice” qui, juste au-dessus de nous, était en train de préparer la manif anti-cop21. Donc, bonne symbiose ! 😉

Justement, ces restes d’animaux, est-ce que ce choix a été difficile à prendre, par exemple pour vous les procurer et les manipuler?

C’était vraiment pas cool ! L’idée de donner notre argent à un boucher (aussi gentil soit-il) pour du cadavre, alors que nous ne faisons jamais cela, ça nous a vraiment embêté ! Argent ou pas argent, d’ailleurs. De plus, nous avions eu droit à un poumon et un coeur: des pièces on ne peut plus….«humaines».

Le montage des scènes de barbaries dans les abattoirs a été vraiment insoutenable aussi. La première heure a été horrible. Mais l’Homme s’habitue vite à l’horreur…

Extrait "Je suis humain" - SISA Production
Extrait “Je suis humain” – SISA Production

Quelques mots sur la comédienne Charlotte Aftassi?

Comme beaucoup de gens dans notre entourage, elle est certes très sensible à la cause animale, mais malgré cela elle reste carnivore (pour ne pas dire charognard). Et c’est fou parce que, le sang durant le tournage, toute la viande qu’elle a du engloutir, les images des abattoirs,…. tout cela la dégoûtait absolument autant que nous!

Extrait "Je suis humain" - SISA Production
Extrait “Je suis humain” – SISA Production

Un prochain projet en vue?

Pour le prochain projet, quel qu’il soit, je veux absolument que cela se fasse en Belgique! Belge d’origine, et d’adoption pour Jules, le surréalisme du plat pays me manque, les accents, la pluie, la bière, il nous faudra ce décor-là.


Cliquer ici pour visionner la vidéo Je Suis Humain

Attention, contient des images au contenu sensible.

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Mlle L

Grande curieuse, amoureuse en cuisine, baroudeuse à petit budget. Créatrice de VeggieRomandie.ch – Organise des sessions de dessin Draw&Drink

2 thoughts on “Un film pour la cause animale en compétition au Nikon Film Festival”

    1. Oh mon concombre, effectivement le premier lien était faux, merci de l’avoir souligné – et oui c’est assez confus d’avoir 2 films appelés pareillement 😀

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